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Que sont-ils devenus ?
V.I.E. au Grand Duché

Pour certains, partir à l’étranger c’est partir à l’autre bout du monde. Pour d’autres, l’étranger est synonyme de la découverte de nouveaux horizons aux portes de la France, dans les racines de la « Vieille Europe » : Pascale Pierrot appartient à la deuxième catégorie. Elle nous expose les raisons qui l’ont amenée il y a quatre ans à choisir le Luxembourg pour son V.I.E, à la suite duquel elle a créé une association où jeunes et anciens V.I.E se retrouvent pour échanger.

Dans quel contexte êtes-vous partie ?
Titulaire d’un DEA scientifique doublé d’un master de l’ESSEC, j’étais à l’époque en recherche d’un emploi après un premier CDD dans un groupe de restauration. C’est un de mes amis alors en V.I.E. qui m’a soufflé l’idée de l’expatriation. J’ai trouvé une offre sur le site d’Ubifrance comme acheteuse au Luxembourg pour le leader mondial de la restauration commerciale et collective. A mes yeux, une expérience de deux ans à l’étranger était vraiment valorisante professionnellement.

Pourquoi le Luxembourg ?
Et pourquoi pas le Luxembourg ! J’ai axé mon choix en priorité sur les fonctions que j’allais exercer à l’étranger et privilégié le poste et la mission. Le Luxembourg a d’ailleurs cet avantage d’être dépaysant tout en étant à deux pas de la France ! La présence des institutions européennes et de nombreuses multinationales fait qu’on y croise de nombreuses nationalités. A ma grande surprise, j’ai également rencontré de nombreux V.I.E au Luxembourg… En outre, mon poste d’acheteuse m’a permis de voyager à travers toute l’Europe.

Et d’un point de vue professionnel, qu’avez-vous retiré de cette expérience ?
J’ai eu une grande autonomie dans mes fonctions, plus grande que si j’étais restée en France. La hiérarchie est également moins présente au Luxembourg, plus diffuse même si la pression est aussi forte.

Comment s’est passé l’après-V.I.E pour vous ?
Après une expérience aussi enrichissante, j’ai décidé de rester au Luxembourg et d’accepter la proposition d’embauche qui m’a été faite à la suite de mon V.I.E. Mais je n’ai pas totalement coupé les ponts avec cette époque puisque j’ai créé une association où se retrouvent aujourd’hui près de 80 anciens et nouveaux V.I.E au Luxembourg. J’en assure la présidence et la gestion avec un bureau composé de V.I.E anciens et actifs. Nous avons tenu notre première assemblée générale en avril dernier. Nous organisons des rencontres régulières entre les anciens et les jeunes expatriés français. Par expérience, je peux vous dire qu’il est important d’être accueilli, aidé dans les démarches (comme trouver un logement par exemple) mais aussi de pouvoir compter sur un réseau quand s’achève le V.I.E et qu’il faut trouver un emploi.
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