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Le V.I.E, pour qui ? | Le V.I.E où vous voulez | Témoignages | Profils du mois | |
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Lucie Breton a 30 ans et elle occupe le poste de chef de service encadrement des missions V.I.E pour Ubifrance, à Marseille. Cette jeune femme titulaire d’un DEA de droit communautaire a commencé sa vie professionnelle à la commission européenne. Aujourd’hui, elle fait de la pédagogie avec les Etats qui découvrent ce dispositif français, afin qu’ils réservent le meilleur accueil possible aux jeunes V.I.E qu’ils sont amenés à recevoir. En quoi consiste précisément votre rôle chez Ubifrance ? Je gère une équipe de quinze personnes, qui est chargée de veiller sur les 6 500 V.I.E qui sont actuellement en poste dans le monde entier. Chaque personne de mon équipe traite une problématique bien particulière : la gestion de chacune des missions (transfert / prolongation / interruption notamment), les visas… Vous devez aussi « vendre » le V.I.E à d’autres pays… En effet, il faut expliquer à certains pays que la personne en V.I.E n’est en aucun cas un travailleur en tant que tel mais une jeune personne à qui l’on permet d’acquérir une expérience au travers d’une formation sur le terrain. Par le biais de ces jeunes, les entreprises françaises sont représentées dans 135 pays. Heureusement, une majorité de pays ont compris l’intérêt de former des jeunes capables à la fois d’apporter leur savoir-faire et de créer des courants d’échanges avec leur pays. Les Etats-Unis et le Canada, pour ne citer qu’eux, ont très bien compris cela. Qui sont vos interlocuteurs ?Je travaille essentiellement avec notre ministère de tutelle (le secrétaire d’Etat chargé du commerce extérieur), les Missions Economiques, d’autres ministères français (Immigration, Economie, Industrie et Emploi). Pour faire reconnaître le statut V.I.E, je suis aussi amenée également à négocier avec les ambassades et les consulats des pays dans lesquels nous sommes présents. Selon les pays, c’est plus ou moins facile. Bien que nous ayons beaucoup de V.I.E en Russie ou en Chine, par exemple, l’administration y est plus différente qu’ailleurs. Qu’est-ce qui vous plaît dans ce métier ? Ce que j’aime, c’est parler plusieurs langues (en l’occurrence l’anglais, le français et l’espagnol) et également voyager. Par ailleurs, je trouve passionnant le fait d’élaborer les stratégies juridiques et politiques liées à l’adaptation du dispositif dans les différents pays. 9pt" /> |
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